Ateliers dédiés à la communication orale

Présence
Ecoute
Créativité

Agnès Caudan

Agnès Caudan, FORMACTRICE
comédienne
formatrice
animatrice

Parce que le théâtre permet de jouer les choses et non l’idée des choses, j’ai pour vocation de transmettre à l’aide des outils du théâtre et du jeu de scène, mon expertise de comédienne et de formatrice avec pour objectif de permettre à chacun de prendre conscience de la qualité de sa communication orale et interpersonnelle.

Au moyen d’une pédagogie opérationnelle, rigoureuse, interactive et ludique, je propose un entraînement pratique par des formations et des ateliers d’initiation, de soutien et de développement  visant à identifier et maîtriser les codes de du langage para verbal et non verbal, à identifier les ressources nécessaires à une parole motivante, une posture adéquate et les transformer en compétences.

En harmonisant discours et posture, vous optimisez votre impact relationnel et professionnel.

C’est aussi l’occasion de vous initier à l’art de l'éloquence pour vous exprimer avec talent, clarté et spontanéité.

Mars/Avril  2020

Les mots créent des mondes
El Roto - journal El Paìs -  13/04/2020

Edito

Dans mon entourage proche, il m’a été dit récemment : "Pfff, la communication, c’est n’importe quoi. Tu comprends, dans mon entreprise, on a été submergés, bassinés par des dizaines de formations à la communication qui ne m’ont servi à rien. Moi, tout ce que j’ai appris, c’est que la communication, c’est manipuler tes interlocuteurs. Et comment nous suivons tous le même type de formation, on se retrouve face à des interlocuteurs qui, eux aussi cherchent à te manipuler."

J’ai pris un choc. 

Qu’est devenue la communication ? Que sont devenus ces outils magnifiques que sont la parole, l’écoute, l’art oratoire, la rhétorique ? Que sont devenus les mots, leur usage, le style, le sens ? 
En témoignent de manière flagrante les récentes communications publiques dont nous abreuvent certains médias et politiques et dont les ficelles sont tellement grosses en terme de syntaxe, de rhétorique, de posture, de langage, que leurs expositions en sont ridicules et navrantes.

Dans certaines formations à l’art oratoire, on apprend à tout défendre, une idée et son contraire. En soi, pourquoi pas. Mais ce que révèle cette posture de touche à tout, c’est-à-dire :  je sais tout et je peux défendre n’importe quel postulat, c’est une manière de penser à travers la forme sans se préoccuper du fond. C’est une construction artificielle, une utilisation néfaste de la rhétorique. 
Dont déjà Socrate s'en méfiait fortement.
Là, se révèle l’imposture de la personna, le masque de la personnalité publique, complètement façonné par un système de pensée totalement réductrice, uniquement dédié à la rentabilité et au profit à tout prix. Les hommes ne sont plus des êtres mais des ressources. On les gère, à l’aide d’outils de gestion. C’est un cadre extrêmement bien construit. Et en temps ordinaire, malheureusement, ça fonctionne. Mais quand le réel s’invite dans la partie et que les recettes apprises à l’intérieur de ce cadre ne fonctionnent plus, on assiste à un éclatement de la figure publique et de son mode de communication anxiogène.

Et dans cette perversion de la rhétorique s’invite également le langage et notamment le choix des mots.
Et il y en a un, qui me questionne depuis longtemps, ô combien révélateur : gérer. 
On le retrouve à toutes les sauces celui-là : on gère un immeuble, ses finances, un dossier et par extension une situation, voire des gens. Particulièrement bien incrusté dans le domaine entrepreneurial où l’être humain est ainsi dépouillé de son humanité au titre du Sacro Saint Profit et de Sainte Rentabilité, il est utilisé par le clergé ultra libéral comme un seul credo : je gère donc je rentabilise.

Alors, certes, il y a vocation à former le personnel. J’en suis témoin. Mais de quel type de formation s’agit-il ? Formation ou formatage ? Car il faut répondre aux besoins du client, c’est-à-dire de l’entreprise. Et quel est son objectif à cette entreprise : rentabiliser ses si vilainement nommées "ressources humaines". C’est en cela que l’utilisation de cette forme de langage intervient insidieusement : on gère les personnes comme les budgets dans un tableau Excel, comme des variables, comme il est si bien dit en langage technocratique. Dans la foulée, sans broncher, nous en avons adopté la version anglo-saxonne : manage.  Et ceux que l’on n’aurait jamais auparavant appelés "gestionnaires" d’équipe, en français, les responsables de services sont devenus des managers qui se retrouvent coincés entre le marteau et l’enclume.

Et puis, on est allé encore plus loin et par une extension encore plus grande, il s’est insinué dans le langage dédié à certaines formations dites orientées vers le "bien-être au travail" : il s’agira bien sûr de "gérer ses émotions".
Baste, quel programme ! 
Si on lit la définition dans le dictionnaire : administrer. Doit-on devenir l’administrateur de ses ressentis ? On touche là, mais cette pensée n’engage que moi, à une forme de psychopathie d’utilisation du langage et de la rhétorique où la fin justifie terriblement les moyens. Où la déformation du langage se met au service de quelque chose de totalement déshumanisé. Quand on parle du sensible, de l’émotionnel, de l’intime, comment peut-on utiliser un terme aussi porteur de valeurs qui deviennent nocives quand elles sont utilisées à si mauvais escient.

Alors soyons attentifs aux mots que nous utilisons, comment nous les utilisons et pourquoi.
Et pour cela, je reprendrai cette épitaphe dédié à l’un de mes proches lors de son récent décès, par un illustrateur de ses amis pour le journal espagnol El País : les mots créent des mondes. 
Faisons attention aux mondes que nous créons. Soyons vigilant à l’adéquation entre ce que pensons et nous disons. Car, au fond, être attentif à son vocabulaire, n’est-ce pas faire preuve de prévenance, de respect pour celles et ceux à qui l’on s’adresse ?

C’est un choix. De pensée. De posture. D’honnêteté…

Pour ma part, à la place du mot gérer, je préfère le terme apprivoiser, comme approcher avec délicatesse certaines de nos fureurs ou noirceurs, ou encore maîtriser, à l’instar de l’apprentissage d’une technique, qu’il faut apprendre à connaître avant de l’utiliser à bon escient, avec savoir-faire, et surtout bon sens.

En cette si étrange période de confinement, il n’est pas simple de garder pied dans la réalité, la nôtre, celle de l’autre, de nos frères et soeurs humains, alors que nos repères sont intimement bouleversés et que l’avenir semble bien incertain pour beaucoup d’entre nous. Pour évoquer, exceptionnellement, ma situation personnelle déjà bien abîmée par les nouvelles règles technocratiques qui régissent l’activité de la formation professionnelle continue, je dois rester consciente que nous sommes extrêmement nombreux sur ce "marché". Nous avons nos artisans, nous avons nos boutiques bien installés dans des structures plus ou moins grandes, et nous avons nos super et hyper marchés de la formation. 
En ce qui me concerne, je suis et reste une artisane. Et il va falloir faire preuve de ténacité, d’inventivité, lucidité pour tenir bon la barre. 
Et à ceux qui me me disent : courage, je vais répondre en souriant : "laisse tomber, je gère !"

"Il ne suffit pas de parler,
il faut parler juste
."
Shakespeare, 

 

Actualité

 

Témoignages

 

Initiation à l'éloquence

Organisé par deux professeures, une rencontre inter collège avait été mise en place entre deux collèges guyanais : la classe de 5e de Virginie Raverat au collège Agarande de Kourou et celle de Valérie Artaud au collège Paul Kapel de Cayenne.

 

Cette rencontre autour de l'argumentation et de l'éloquence devait aboutir à un concours d'éloquence fin mars 2020 et qui, malheureusement à été annulé, pour cause de pandémie.

 

Grâce à la mallette pédagogique initié par le théâtre de l'Entonnoir de Kourou, des ateliers d'initiation à l'éloquence leur ont été proposé afin d'ouvrir des pistes de préparation et leur donner des outils concrets pour un entrainement pratique et accompagner le travail sur l'argumentaire prévu tout au long de l'année.

 

Accueillie avec chaleur (au sens propre comme au sens figuré) et enthousiasme par les élèves et leurs professeures, j'ai animé 2 x 6 heures d'ateliers.

La première partie a constitué en une découverte des outils oratoires : la posture, la respiration, le regard et l'élocution par la diction. La 2e, une répétition active de leurs futures interventions. 

Motivés par le joyeux dynamisme de leurs professeures, les élèves des deux classes se sont montrés réceptifs, curieux et ouverts aux propositions.

Lors de la découverte de leurs textes, j'ai été frappé par la qualité de leurs argumentaires, leur lucidité sur les sujets abordés et leurs énergies positives ; et à quel point ils s'étaient emparés avec fougue des outils découverts quelques mois plutôt.

Une fois de plus, cette expérience m'a ravie. Je ne peux que saluer d'une part le solide engagement de certains professeurs auprès de leurs élèves et combien celui-ci s'avère efficace quand il est aussi motivé et d'autre part, l'engagement inaltérable du théâtre de l'Entonnoir qui ne cesse d'imaginer des dispositifs, des propositions toutes aussi intéressantes, pertinentes et efficaces les unes que les autres dans leur vocation d'accompagner la  jeunesse guyanaise. 

A découvrir : les témoignages en photos et en textes de cette belle jeunesse ! 

Domaine d’intervention

 

Expression orale

Team building 

Animation et conduite de réunion

Présentation de travaux, de projets

Appel de fonds

Entretien individuel : embauche, 

recrutement, commercial

Gestion de stress, de conflit

Séminaires, conférences

Bénéfices

 

Donner vie à son discours

Mettre en valeur sa présence, son charisme

S'initier et pratiquer l'écoute active

Optimiser son impact relationnel

Découvrir et utiliser son potentiel créatif

Développer son affirmation de soi 

 Outils pédagogiques

 

Jeux d’écoute, d’observations

Jeux de rôles

Exercices physiques

Exercices pratiques

Simulations et mise en situations

L’imaginaire et l’improvisation

Apports méthodologiques 

Conseils pratiques

Pistes d’évolution

 
 
Présentation

 

Pédagogie
 

Agnès Caudan

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